Le 28 avril 2025, à 12 h 33, le réseau électrique de l’Espagne et du Portugal continentaux s’est effondré d’un bloc. Pas une région : la péninsule. Tout ce qui dépend du courant s’est arrêté à la même minute — les rames entre deux stations, les ascenseurs entre deux étages, les feux tricolores, les terminaux de carte. Ceux qui étaient au bureau, dans le métro ou sur la route ce mardi-là n’avaient pas de sac d’évacuation à portée de main. Ils avaient ce qu’ils portaient sur eux tous les jours.
C’est exactement ce que désigne le kit EDC quotidien — « every day carry », ce qu’on porte tous les jours — et c’est là que la question est presque toujours mal posée. On demande « que mettre dans un EDC », on tombe sur des photos de couteaux et de lampes en acier noir, et on referme. La bonne question est plus courte : qu’est-ce qui sort déjà de chez vous chaque matin, et que faut-il y ajouter pour qu’un mardi comme celui-là se passe bien ?
Le paramètre qui décide : ce que vous portez déjà tous les jours
Une liste d’EDC trouvée en ligne commence par les objets. La bonne commence par vos poches. Ce que vous sortez de chez vous chaque matin sans y penser — le téléphone, les clés, le portefeuille, et selon les jours un sac, une sacoche, une voiture — est déjà un kit. Un kit incomplet, mais un kit que vous ne laissez jamais à la maison, et c’est la seule qualité qui compte.
Le téléphone est une lampe, une radio par FR-Alert, une carte, un moyen d’appeler. Les clés ouvrent ce qui vous abrite. Le portefeuille contient une pièce d’identité et une carte bancaire. Pourquoi ce paramètre décide-t-il avant tout le reste ? Parce qu’un objet qui ne s’ajoute pas naturellement à cet ensemble finit dans un tiroir en trois semaines. Le sac « EDC » complet à quinze compartiments ne sort pas le jour où il faudrait, parce qu’il n’est jamais sorti les autres jours.
Le blackout ibérique le montre en creux. Selon ENTSO-E, l’association des gestionnaires de réseau européens, c’est l’incident le plus grave du système électrique européen depuis plus de vingt ans, et le premier de ce type. Personne n’avait prévu ce mardi-là. Ce qui a servi, c’est ce que les gens avaient déjà dans les poches, et ce qui a manqué, c’est ce qui aurait dû y être.
Comment le mesurer chez vous, en dix minutes
Videz vos poches et votre sac sur la table de la cuisine un soir de semaine. Pas le week-end : un mardi, avec ce que vous aviez réellement sur vous. Puis posez trois questions à ce qui est là.
Qu’est-ce qui éclaire, si le courant coupe ? Le téléphone, et lui seul. Qu’est-ce qui appelle, si le réseau tient ? Le téléphone, à condition qu’il ait de la batterie, et il vient de servir de lampe. Qu’est-ce qui paie, si les terminaux tombent ? Rien, sauf si un billet traîne derrière la carte.
Ce petit inventaire dit tout. Dans presque tous les foyers, le téléphone porte trois fonctions à la fois, et la première panne le met à genoux. L’EDC ne consiste pas à ajouter des objets pour le plaisir : il consiste à décharger le téléphone de ce qu’un autre objet fait mieux, pour qu’il reste ce qu’il est — le seul qui appelle.
Le sac compte dans la mesure. Si un sac sort avec vous tous les jours, il porte ce qui pèse plus de cinquante grammes : la batterie externe, la mini-trousse. Si rien ne sort avec vous à part vos poches, l’EDC tient sur le porte-clés et dans le portefeuille, et il pèse moins de cinquante grammes. Les deux sont des EDC. Le second est celui de la plupart des gens, et il est complet.
Ce que ça autorise, palier par palier
Chaque palier de « ce que vous portez déjà » ouvre un palier d’objets. Le premier, c’est le porte-clés. Il porte une mini-lampe et un sifflet, trente grammes à eux deux, et il ne se laisse jamais à la maison parce qu’on ne rentrerait pas sans lui.
La lampe est le premier objet de toute la liste, et de loin. Une mini-lampe de porte-clés rechargeable par USBaff., de la taille d’une clé, avec un seul bouton et sans mode stroboscope, éclaire un ascenseur, un escalier de secours, un quai, un parking, et laisse la batterie du téléphone pour l’appel qui compte. Ready.gov met une lampe et un sifflet dans son kit de base ; sur soi, ce sont les deux mêmes objets en version vingt grammes.
Le deuxième palier, c’est le portefeuille. Il accueille ce qui est plat : un masque FFP2 plié dans sa pochette, un billet et quelques pièces rangés à un endroit qu’on n’utilise jamais pour les courses, le plan papier des transports, une prise d’avance d’un traitement dans une pochette étanche, une carte avec deux numéros écrits à la main parce qu’on n’en connaît plus aucun par cœur. La photo de l’ordonnance et de la carte Vitale vit dans le téléphone, et le choix de ce qu’on garde en copie sur soi suit la même logique que les documents importants en cas d’urgence : ce qui est long à refaire d’abord.
Le troisième palier, c’est le sac, quand il y en a un. Il porte ce qui dépasse cinquante grammes : la batterie externe et son câble court, une mini-trousse de pansements, un outil compact. Pour la trousse, le critère est le format avant le contenu : une mini-trousse de pansements plateaff. se glisse dans une poche de sac, une boîte rigide finit dans le coffre et n’y sert jamais. Et le quatrième, c’est la voiture, qui n’est pas un sac mais une prise de courant sur roues : un chargeur allume-cigare branché à l’année, une frontale dans la boîte à gants, une couverture sous le siège.
Sans sac ni voiture, on s’arrête au deuxième palier, et c’est un EDC complet. C’est ce que le configurateur ci-dessous tranche : il ne propose la batterie que si quelque chose la porte, et le couteau que si un motif légitime existe.
Le configurateur — conservé sur votre appareil
Cinq objets, pas un de plus : lesquels pour vous ?
Le point de départ n'est pas une liste, c'est ce qui sort déjà de chez vous chaque matin. Dites où vous passez vos journées et ce que vous avez déjà sur vous.
Ce que le paramètre interdit : le couteau, et les contournements qui n’en sont pas
Le couteau est l’objet-roi des listes d’EDC, et c’est le premier que le paramètre écarte. Non par principe : par la loi. La fiche Ma Sécurité du ministère de l’Intérieur l’écrit sans détour : il est interdit de porter ou de transporter une arme de catégorie D hors de son domicile — dans sa voiture, par exemple — sans motif légitime, et prétendre que l’arme servirait à mieux affronter un danger ne constitue pas un motif légitime en soi. La peine encourue est de 15 000 € d’amende et un an de prison.
Les contournements qu’on lit partout n’en sont pas. « Une lame de moins de dix centimètres » : aucune longueur n’est écrite dans les fiches, c’est le motif qui compte. « Un couteau de cuisine, ce n’est pas une arme » : Justice.fr précise qu’un objet du quotidien détourné de son usage relève du même régime. « Je l’ai toujours dans le sac, pas dans la poche » : le transport est visé comme le port.
Ce que le paramètre autorise, c’est un outil compact sans lameaff. — une mini-pince, un tournevis, un ouvre-bouteille, une carte-outil — qui fait tout ce qu’un EDC de ville demande : un colis, une vis, une ficelle. Et le couteau pliant, lui, va dans le sac de randonnée, où le motif existe, et il n’en sort pas pour aller en ville.
Les cinq objets, et les trois qui ne s’achètent pas
La lampe et le sifflet sont sur le porte-clés, on l’a vu. Le sifflet mérite deux lignes de plus : une voix porte cinquante mètres et s’épuise en deux minutes ; un sifflet plat sans billeaff., qui marche mouillé, traverse une porte coupe-feu, un parking, une foule. Cinq grammes. C’est aussi le premier objet qu’on confie à un enfant.
La batterie externe est le seul objet qui pèse. Une batterie externe plate de 5 000 mAhaff. fait une charge complète et tient dans la poche d’un sac ; plus gros n’ajoute rien à une journée, c’est juste plus lourd. Le câble qui va avec est court et dédié — pas celui de la table de nuit qu’on oublie un matin sur deux : un câble USB courtaff. vit dans la même poche que la batterie et n’en sort pas. Le 28 avril 2025, ceux qui ont pu prévenir un proche en fin d’après-midi étaient ceux dont le téléphone n’avait pas passé la journée à recharger des pages qui ne se chargeaient pas.
Le masque FFP2 plié dans sa pochette pèse dix grammes et répond à ce que FR-Alert annonce le plus souvent en ville : des fumées. Le dispositif, déployé depuis fin juin 2022, fait sonner le téléphone même en mode silencieux, avec un signal sonore spécifique. Il dit quoi faire ; le masque permet de le faire en respirant. Un bandana fait l’affaire contre la poussière, pas contre les fumées.
L’outil sans lame ferme la liste des cinq. Puis viennent les trois qui ne s’achètent pas. Un billet et des pièces à part du portefeuille de tous les jours, sinon ils disparaissent dans les courses. Le plan papier du réseau de transports, gratuit, plié derrière la carte d’identité, parce que la ville sans écran ne ressemble pas à la ville sur l’écran. Et une prise d’avance de votre traitement, si vous en suivez un.
Le kit EDC quotidien par contexte : bureau, ville, parent, voiture
Le paramètre change avec la journée, et l’ordre des cinq objets avec lui. Le tableau donne ce que je retiendrais dans chaque cas, en partant de ce qui est déjà là.
| Contexte | Ce qui est déjà là | Les cinq objets, dans l’ordre | Ce qu’on laisse à la maison |
|---|---|---|---|
| Bureau | téléphone, clés, portefeuille, sacoche | lampe, batterie, liquide, masque, sifflet | l’outil, sauf si le bureau est un atelier |
| Ville à pied | téléphone, clés, portefeuille | lampe, liquide, plan papier, sifflet, masque | la batterie, faute de sac pour la porter |
| Parent avec enfant | téléphone, clés, portefeuille, sac à langer ou sac à dos | sifflet et carte sur l’enfant, pansements, lampe, liquide, masque enfant | l’outil sans lame, rangé hors de portée |
| Voiture | téléphone, clés, la voiture elle-même | chargeur allume-cigare, frontale, batterie, liquide, masque | rien : la boîte à gants porte tout |
| Randonnée | téléphone, sac à dos | sifflet, lampe, couverture de survie, couteau pliant, pansements | l’outil sans lame, remplacé par le couteau qui a ici son motif |
Deux lignes demandent une explication. Pour le parent, la moitié de l’EDC n’est pas sur le parent : le sifflet et la carte avec le numéro sont sur l’enfant, répétés le matin d’une sortie — il s’arrête, il siffle trois fois, il montre la carte à un adulte derrière un comptoir. Et pour la voiture, l’EDC vit dans la boîte à gants plutôt que dans les poches, parce que la voiture ne se laisse pas à la maison et qu’elle est une prise de courant tant qu’elle a du carburant. Le premier objet de cette boîte à gants est un chargeur allume-cigare à deux portsaff., branché à l’année : une voiture à l’arrêt dans une file a été, le 28 avril, la seule prise de courant de milliers de personnes. La ligne de la randonnée mérite aussi un mot : c’est le seul contexte où le couteau retrouve son motif, et où deux objets que l’EDC de ville ignore deviennent centraux. La carte et la boussole, parce que s’orienter sans GPS redevient une compétence dès que l’écran s’éteint ; et un filtre à eau de randonnée, qui pèse moins que la gourde pleine qu’il remplace en fin de journée.
Pour les masques, mon choix est le format emballé individuellement : des masques FFP2 en sachets individuelsaff. restent propres six mois dans un portefeuille, là où un masque en vrac est gris en trois semaines. Un pour vous, un taille enfant si vous sortez à deux.
Ce qui ne sert à rien, y compris ce qui se vend bien
Le bracelet en paracorde, d’abord. Quelques mètres de cordelette tressée autour du poignet, à défaire en cas de « survie ». Dans une ville, un bureau ou un métro, il n’existe aucune situation où l’on défait un bracelet pour en tirer une corde. Il pèse quarante grammes et il signale à tout le monde qu’on a lu les mauvais sites.
Le mini-kit de pêche dans une boîte de pastilles, le briquet à silex, la « carte de survie » en acier avec vingt-deux fonctions gravées, la couverture de survie dans la poche de veste en plein centre-ville : ce sont des objets de forêt, et l’EDC n’est pas un kit de forêt. L’EDC répond à un ascenseur, une coupure, une panne, une foule, une alerte, une chute. Rien de tout ça ne demande un hameçon.
Les kits « EDC » vendus complets, enfin, avec pochette, lampe, couteau, stylo « tactique » et mousqueton. Le couteau pose le problème qu’on a vu, le stylo n’écrit pas mieux qu’un autre, et la pochette entière reste dans un tiroir parce qu’elle ne s’ajoute à rien de ce que vous portez déjà. C’est précisément le paramètre : un objet qui ne rejoint pas naturellement le porte-clés, le portefeuille ou le sac ne sort pas de la maison.
Le poids, et la cohérence avec le sac d’évacuation et le kit 72 h
Le compte est vite fait : lampe vingt grammes, sifflet cinq, masque dix, liquide dix, outil quarante, batterie et câble cent trente. Cent soixante-quinze grammes pour un EDC de bureau sans l’outil, deux cent quinze avec, dont plus de la moitié pour la batterie, qui reste dans le sac. Ce qui vit dans les poches pèse moins de cinquante grammes. Un EDC qui dépasse ça hors batterie est un EDC qu’on laisse à la maison au bout d’un mois.
La cohérence avec le reste de la préparation tient en trois cercles. Le kit 72 h, celui du guide du kit de survie 72 h et de sa liste de kit d’urgence 72h poste par poste, reste à la maison et permet d’y tenir trois jours sans eau courante ni courant — c’est lui qu’on ouvre pendant une coupure d’électricité prolongée, avec la radio d’urgence à manivelle qui remplace le réseau tombé. Le sac d’évacuation, décrit poste par poste dans la liste complète du sac d’évacuation, est près de la porte et sert quand on quitte la maison sur consigne. L’EDC est le cercle du milieu : ce qu’on a sur soi quand ça arrive ailleurs qu’à la maison, c’est-à-dire la plupart des heures de la semaine.
Les trois objets communs — la lampe, la batterie, le sifflet — se recoupent volontairement. Si vous pouvez rentrer chercher le sac, vous aviez déjà le minimum sur vous pour y arriver. Si vous ne pouvez pas rentrer, aussi. Et si le sac est dans la voiture, le chargeur allume-cigare de l’EDC voiture recharge la batterie du sac : le guide du sac d’évacuation part de là pour la question d’après, partir ou rester.
Quand le paramètre ne suffit plus à décider
Ce que vous portez déjà dit quels objets ajouter. Il ne dit pas si vous sauriez vous en servir. Un sifflet au fond d’une poche qu’on a oublié, une batterie jamais rechargée, un masque dont on ne sait plus où il est : l’objet est là, le réflexe non. Six scénarios ordinaires, trois réponses chacun, et le quiz désigne l’objet qui manque le plus à vos habitudes, pas à votre liste.
Le quiz — 6 scénarios, 2 minutes
Que faites-vous quand ça arrive un mardi ?
Si je devais garder un seul objet de toute cette page, ce serait la lampe de porte-clés, parce qu’elle règle la première panne de toutes les autres : le téléphone qui se vide. Si je devais en garder deux, le sifflet, parce qu’il pèse cinq grammes et qu’il est le seul à faire ce qu’aucun téléphone ne fait. Le reste, je l’ajoute au fur et à mesure que ma journée le porte — la batterie le jour où un sac sort avec moi, le chargeur le jour où la voiture est à moi. Et je ne porte pas de couteau. Pas par prudence : parce que rien, dans un mardi ordinaire, n’en a besoin.
Questions fréquentes
- Un kit EDC quotidien, c'est quoi exactement ?
- EDC vient de l'anglais « every day carry » : ce qu'on porte sur soi tous les jours. Dans le vocabulaire des boutiques, c'est devenu un kit à acheter, souvent avec un couteau et de l'acier noir. Pour un foyer ordinaire, c'est autre chose : cinq objets légers qui s'ajoutent à ce qui sort déjà de la maison avec vous — le téléphone, les clés, le portefeuille — et qui répondent aux pannes ordinaires d'une journée : plus de lumière, plus de réseau, plus de carte bancaire, un genou ouvert, une foule. Le poids total est celui d'un téléphone, et rien n'est « tactique ».
- Quels sont les cinq objets d'un EDC utile ?
- Une mini-lampe sur le porte-clés, pour ne pas vider le téléphone en torche. Une batterie externe plate et un câble court, si un sac les porte. Un sifflet plat, cinq grammes, qui traverse une porte ou une foule. Un outil compact sans lame, ou un couteau pliant seulement quand un motif légitime existe, comme la randonnée. Et un masque FFP2 plié dans le portefeuille, pour les fumées. À cela s'ajoutent trois choses qui ne s'achètent pas : un billet et des pièces à part, le plan papier des transports, et une prise d'avance de votre traitement si vous en suivez un.
- Peut-on porter un couteau sur soi en France ?
- Pas sans motif légitime. Les fiches Ma Sécurité du ministère de l'Intérieur et Justice.fr le disent de la même façon : le port ou le transport d'une arme de catégorie D — un couteau en fait partie — hors de son domicile est interdit sans motif légitime, et l'idée qu'il servirait à se défendre n'en constitue pas un. La peine encourue est de 15 000 € d'amende et un an de prison. Le motif légitime s'apprécie au cas par cas : la randonnée, le camping, un métier. Pour un EDC de ville ou de bureau, la réponse est simple : un outil sans lame fait tout ce qu'on lui demande.
- Combien pèse un EDC ?
- Moins qu'un téléphone. J'ai fait le compte pour le contexte du bureau : une mini-lampe de vingt grammes, un sifflet de cinq, un masque de dix, un billet et des pièces pour dix, une batterie plate de cent trente avec son câble. Cent soixante-quinze grammes, dont les trois quarts pour la batterie, qui reste dans le sac. Ce qui vit dans les poches pèse quarante-cinq grammes. Un EDC qui dépasse deux cents grammes hors batterie est un EDC qu'on finit par laisser à la maison, et un EDC laissé à la maison ne sert à rien.
- Faut-il un EDC si on a déjà un sac d'évacuation ?
- Oui, parce qu'ils ne couvrent pas le même moment. Le sac d'évacuation est près de la porte et sert quand on quitte la maison sur consigne. L'EDC est sur vous quand ça arrive au bureau, dans le métro, sur la route — c'est-à-dire la plupart du temps. Les deux se recouvrent sur trois objets, la lampe, la batterie, le sifflet, et c'est voulu : si vous rentrez chercher le sac, vous avez déjà le minimum sur vous ; si vous ne pouvez pas rentrer, aussi. Le kit 72 h, lui, reste à la maison et ne bouge pas.
- Que mettre dans l'EDC d'un enfant ?
- Deux choses, et pas plus : un sifflet plat sur un cordon court, attaché au sac ou au lacet, et une carte plastifiée avec votre prénom et votre numéro dans sa poche. On répète le matin d'une sortie ce qu'il fait s'il ne vous voit plus : il s'arrête, il siffle trois fois, il montre la carte à un adulte en uniforme ou derrière un comptoir. Une lampe de porte-clés est un plus pour un enfant qui a peur du noir. Rien qui coupe, rien qui se mange, rien qui a de la valeur.
Qui a écrit cet article
Baptiste S.
Fondateur et rédacteur · bs-media
Je ne suis ni militaire, ni secouriste, ni guide de montagne. Je suis quelqu'un qui a lu jusqu'au bout le livret « Tous responsables » envoyé aux foyers français, qui vit en Bretagne où les tempêtes coupent le courant chaque hiver, et qui a décidé de faire le travail sérieusement : lire les recommandations officielles, faire les calculs, comparer les fiches techniques, et écrire ce que j'aurais voulu trouver. Ce site ne vend ni la peur ni des bunkers. Il explique ce qu'un foyer ordinaire peut préparer en un week-end, et dans quel ordre.
- Je pars des recommandations officielles — Sécurité civile, Météo-France, Croix-Rouge, FEMA — et je les cite. Ce que je n'ai pas vérifié, je ne l'écris pas.
- Pas d'armes, pas de bunker, pas de fin du monde : ce site prépare un foyer ordinaire à trois jours, deux semaines, un mois.
- Je dis ce qui ne sert à rien, y compris ce qui se vend le mieux dans les boutiques de survie.
- Sur la santé, les médicaments et l'électricité, je renvoie au médecin, au pharmacien ou à l'électricien. Ce n'est pas mon métier.
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