« Où sont mes papiers ? » est la question que tout le monde se pose, et elle a une réponse : dans le tiroir du bureau, ou dans la boîte à chaussures du placard, ou un peu partout. Elle rassure. Elle ne sert à rien.
La question utile, celle des documents importants en cas d’urgence, est plus longue. Si la maison n’existait plus ce soir — incendie, inondation, ou simplement une évacuation en dix minutes sans retour avant une semaine — pourriez-vous prouver qui vous êtes, ce que vous possédez, et ouvrir votre banque depuis un autre téléphone que le vôtre ?
C’est à cette question que répond la pochette, et la plupart des foyers y répondent non sans le savoir. Pas par négligence : parce qu’ils pensent être couverts. Le tiroir existe, le contrat d’assurance est quelque part, les photos sont dans le téléphone. Trois trous, presque toujours les mêmes, que cet article prend dans l’ordre de leur fréquence, avec pour chacun un test qui tient en cinq minutes.
Ce que vous pensez avoir, et les trois trous que ça cache
Le tiroir des papiers donne une impression de couverture, et c’est précisément le problème : on ne vérifie pas ce qu’on croit avoir. Le jour d’une inondation, les papiers du tiroir sont dans l’eau avec le tiroir. Le jour d’un incendie, ils sont partis avec le bureau. Le jour d’une évacuation, ils sont restés dans la maison, parce que personne ne rassemble un tiroir en dix minutes.
Les trois trous n’ont pas la même fréquence ni le même coût. Le premier — aucune copie de l’identité hors de la maison — est presque universel et se comble pour le prix d’une photocopie. Le deuxième — l’assurance sans numéro ni preuve — se voit surtout après coup, quand l’expert demande une facture qui a brûlé. Le troisième — l’accès numérique qui dépend d’un seul téléphone — est le plus récent, le plus rare à avoir été anticipé, et le plus cher en temps quand il se referme sur vous.
Un diagnostic va du plus fréquent au plus rare. Commençons donc par la photocopieuse.
Trou n°1, le plus fréquent : l’identité et l’administratif
Le test tient en une question : y a-t-il, quelque part hors de votre logement, une copie lisible de votre carte d’identité ? Pas dans le téléphone (il brûle avec la maison ou tombe dans l’eau avec vous), pas dans le tiroir. Ailleurs. Chez un proche, dans la voiture, dans le sac du bureau. Si la réponse est non, vous êtes dans le cas de la plupart des foyers.
Pourquoi c’est ce document-là et pas un autre : parce que c’est celui qui permet de refaire tous les autres. La fiche de Service-public.fr sur le vol de tous ses papiers d’identité en même temps le dit sans détour : « vous devez d’abord demander une nouvelle carte d’identité ou un nouveau passeport », et ensuite seulement, « le remplacement de chaque document doit faire l’objet d’une demande indépendante » — permis, carte grise, carte Vitale, livret de famille, carte électorale. Chaque demande exige de prouver qui vous êtes. Sans pièce ni copie, on repart de l’acte de naissance et d’un guichet.
Ce que la préparation change : une copie recto verso par personne, une copie du livret de famille, du permis, de la carte grise, de l’attestation de sécurité sociale, et pour ceux que ça concerne, du titre de séjour — le document le plus long à refaire de tout le foyer. Le tout dans une pochette étanche, avec une feuille qui dit où sont les originaux. Une pochette de copies part dans le sac sans réflexion ; une pochette d’originaux, on a peur de la sortir, donc on ne la prend jamais.
Sur la pochette elle-même, un avis. Les pochettes de classeur à zip ne sont pas étanches : elles résistent à une éclaboussure, pas à une heure dans un sac trempé. Ce qu’il faut, c’est une pochette étanche au format A4 à fermeture doubleaff., du type de celles qu’on emporte en kayak, qui tient une immersion. C’est le seul objet du chapitre et il ne coûte pas grand-chose ; les chemises et le marqueur s’achètent en papeterie.
Le livret « Tous responsables », publié par le SGDSN le 20 novembre 2025, met les photocopies des papiers d’identité dans son kit de 72 heures, à côté de l’eau et de la radio — c’est la ligne « papiers » du kit de survie 72h, la seule qui ne se remplace pas par un achat. Il ne dit pas lesquels ni sous quelle forme : c’est le travail de l’inventaire ci-dessous, famille par famille, avec pour chaque ligne la forme sous laquelle le document doit exister — copie, original localisé, ou sauvegarde chiffrée.
L'inventaire — conservé sur votre appareil
La pochette, ligne par ligne
0 / 5 Identité et administratif
0 / 5 Logement et assurance
0 / 3 Santé
0 / 4 Banque et argent
0 / 5 Accès numérique
0 / 5 Enfants, personnes dépendantes, animaux
Ce qu'il faut acheter, et c'est peu
Les chemises, les pochettes plastiques et le marqueur s'achètent en papeterie. Trois objets se trouvent mieux en ligne, et je m'arrêterais là : une pochette réellement étanche à fermeture zip pour le format A4 (les modèles « kayak » tiennent une immersion, les pochettes de classeur non) ; une clé USB chiffrée par matériel, avec un code sur la clé elle-même, pour la copie déposée chez un proche ; et, seulement si vous gardez des originaux irremplaçables chez vous, un petit coffret ignifuge, en sachant qu'il protège du feu trente minutes et ne protège de rien d'autre.
Trou n°2 : l’assurance et le logement — le test qui le départage du premier
Le deuxième trou se cache derrière le premier. Beaucoup de foyers ont une copie de leur carte d’identité et croient donc être couverts ; ils ne savent pas, sans chercher, le nom exact de leur assureur habitation, leur numéro de contrat ni le numéro à appeler pour déclarer un sinistre. Le test : sans ouvrir un tiroir ni un téléphone, pouvez-vous écrire ces trois choses sur un papier ? La plupart des gens écrivent le nom de la banque et s’arrêtent là.
Ce qui se passe sans : l’indemnisation traîne. France Assureurs, la fédération des assureurs, rappelle dans sa fiche sur les démarches après une inondation que pour attester de l’existence et de la valeur des biens détruits, « vous pouvez produire tous types de document : factures d’achat ou de réparation, actes notariés, contrats de location, expertises, photographies… », et conseille de conserver des justificatifs — « photographies, vidéos, témoignages de voisins ». Le délai pour déclarer, en catastrophe naturelle, est de trente jours après la parution de l’arrêté au Journal officiel. Trente jours, c’est court quand on est relogé chez des amis sans aucun papier.
Ce que la préparation change, c’est le temps. Une feuille dans la pochette avec l’assureur, le numéro de contrat et le numéro sinistre : la déclaration part le jour même. Des photos de chaque pièce, meubles ouverts, objets de valeur de près, factures des gros achats photographiées à côté de l’objet : l’expert n’a plus à discuter l’existence d’un canapé ou d’un ordinateur. Tout ça tient en une demi-heure avec un téléphone, à condition que les photos ne restent pas dans ce téléphone — c’est le trou suivant.
Reste la question des originaux du logement — acte de propriété, bail, diagnostics. Ils se refont, chez le notaire ou chez le bailleur, et une copie suffit à prouver que vous habitiez là. C’est pour ça que je ne mettrais pas de coffre-fort dans cette liste, à une nuance près : si vous gardez chez vous des originaux irremplaçables — un titre de séjour, des actes anciens, des photos de famille non numérisées —, un petit coffret ignifuge pour documentsaff. les protège du feu pendant une demi-heure et de l’eau pendant une inondation. Il ne protège de rien d’autre, il est lourd, et dans une évacuation en dix minutes personne ne le porte : c’est un complément de la pochette, jamais son remplaçant.
Trou n°3, rare mais cher : l’accès numérique qui dépend d’un seul téléphone
Le troisième trou est le plus récent, et le plus mal anticipé, parce qu’il n’a pas l’air d’un problème de papiers. Le voici : la quasi-totalité de vos comptes — banque, messagerie, impôts, assurance, cloud — envoie un code de connexion sur votre téléphone. Ce téléphone est aussi l’endroit où sont les photos des biens, les scans, le répertoire et l’application de paiement. Le jour où il meurt, tout ferme en même temps, et la porte pour rouvrir chaque compte passe par… le téléphone.
Le test se fait un dimanche calme : éteignez-le, mettez-le dans un tiroir, et essayez d’ouvrir votre banque depuis l’ordinateur d’un proche. Si vous n’y arrivez pas en dix minutes, vous n’y arriverez pas un mardi de crise dans un gymnase.
Une batterie externeaff. chargée, rangée avec la pochette, règle le cas le plus banal — le téléphone à plat le deuxième jour d’une coupure — et ne règle rien si l’appareil est cassé, perdu ou au fond de l’eau. C’est ce second cas qu’on prépare ici.
Le test — 7 questions, une minute
Votre téléphone meurt ce soir. Pouvez-vous encore…
Perdu, noyé, écrasé, ou simplement déchargé sans prise pour trois jours. Répondez honnêtement : c'est un test de dépendance, pas de connaissances.
Ce que la préparation change, ici, ce sont trois choses précises. Les codes de secours d’abord : chaque service qui active la double authentification propose, ce jour-là, une série de codes à usage unique. Ils s’impriment et vont dans la pochette. La messagerie passe en premier, parce que c’est elle qui réinitialise tout le reste. Le mot de passe ensuite : la CNIL, dans sa recommandation d’octobre 2022 sur les mots de passe, tient pour robustes « 12 caractères comprenant des majuscules, des minuscules, des chiffres et des caractères spéciaux », ou 14 caractères sans caractères spéciaux, ou « une phrase de passe composée d’au minimum 7 mots », et recommande le gestionnaire de mots de passe, qui ne demande de retenir qu’un secret. Ce secret-là, une deuxième personne de confiance doit le connaître, sinon il meurt avec le téléphone.
La sauvegarde, enfin. Les scans de la pochette et les photos des biens existent en deux copies, dans deux lieux, chiffrées : une dans un cloud protégé par un mot de passe fort et unique, l’autre sur une clé physique déposée chez le contact hors zone. Pour la clé, un avis tranché : il faut une clé USB chiffrée par matériel, avec un clavier à code sur la cléaff., qui s’ouvre sans logiciel sur n’importe quel ordinateur. Les clés « avec logiciel de chiffrement » sont inutilisables sur le PC d’un proche, et une clé non chiffrée chez quelqu’un d’autre, c’est votre identité en clair dans un tiroir qui n’est pas le vôtre.
L’argent liquide appartient à ce trou
Un mot sur l’argent liquide, qui relève de ce trou plus que des autres. Le 28 avril 2025 à 12 h 33, les réseaux électriques de l’Espagne continentale et du Portugal sont tombés d’un coup, selon le rapport du panel d’experts d’ENTSO-E. Un terminal de paiement sans électricité ni réseau ne rend rien, et un distributeur non plus ; le commerçant qui fait tourner sa caisse sur une station d’énergie portable ou un groupe électrogène n’encaisse pas davantage si le réseau bancaire derrière le terminal est tombé. De quoi tenir deux ou trois jours de dépenses courantes, en billets de 10 et de 20 — les billets de 50 se refusent dès que plus personne n’a de monnaie —, rangé avec la pochette et pas dans le portefeuille. Ce n’est pas un matelas, c’est une réserve de quelques jours qu’on remplace quand on y touche.
Ce que la préparation change, et ce qu’elle ne changera pas
Elle change le temps. Une pochette de copies, une feuille d’assurance, des codes de secours et une clé chez un proche font passer les premiers jours d’un sinistre de « je ne peux rien prouver » à « je remplis les formulaires ce soir ». C’est tout, et c’est énorme : les gens qui ont tout perdu ne manquent pas de courage, ils manquent d’un numéro de contrat.
Elle ne change pas la chaîne des démarches, qui reste longue, ni le fait que certains originaux ne se remplacent pas — le carnet de vaccination d’un enfant, les photos de famille, une lettre. Ceux-là, on sait où ils sont, ensemble, et on les emporte s’il faut partir : c’est une ligne du sac d’évacuation, liste complète, et la seule pour laquelle je ferais un détour de trente secondes dans une maison qu’on quitte.
Deux lignes que les listes de papiers oublient, et qui ne sont pas des papiers. Le contact hors zone : la personne, loin de chez vous, que chacun appelle si le foyer est séparé, et qui détient une copie de la pochette et la clé chiffrée. Son numéro s’écrit à la main dans chaque sac, parce que plus personne ne connaît un numéro par cœur. Et les enfants : une photo récente et datée de chacun, avec sa taille et ses signes particuliers, la liste des personnes autorisées à venir le chercher, les contacts de l’école. C’est la ligne qu’on espère ne jamais utiliser, et celle que les secours demandent en premier. Pour une personne dépendante, la feuille qu’on donnerait à quelqu’un qui prend le relais une heure : traitements, aidants, structure de soins, et, l’hiver, l’endroit où elle passera la nuit si le chauffage s’arrête avec le courant — la première question du guide pour se chauffer sans électricité, qui se règle au chaud, avant. Ajoutez un carnet papier à couverture rigideaff. et un stylo dans la pochette : les numéros de dossier, les noms des interlocuteurs et les heures d’appel se notent à la main quand le téléphone n’est plus là pour le faire. Pour le stylo, un seul critère, et c’est celui de la pochette : une encre indélébileaff., qui tient encore sur une feuille mouillée.
La pochette vit ensuite à un endroit fixe, connu de tous, près de l’entrée ou dans le sac d’évacuation lui-même, et elle se refait une fois par an : nouvelle carte, nouveau bail, nouvel assureur, nouveau téléphone donc nouveaux codes de secours. Sans cette date, elle se périme en silence.
Si aucun des trois ne colle : ce qui ne sert à rien
Il se peut que vous ayez tout ça — copies, feuille d’assurance, codes, clé chez un proche. Alors deux choses. La première : vérifiez que quelqu’un d’autre que vous sait où sont les documents importants et comment ouvrir la clé. Une préparation que vous êtes seul à connaître ne couvre pas votre foyer, elle vous couvre vous. La seconde : passez au poste suivant, qui est celui de l’eau et de la nourriture, dans le guide du kit d’urgence 72h, puis, au-delà de trois jours, dans le stock alimentaire longue durée, qui se compte en kilocalories et non en boîtes — les papiers sont le poste le moins cher de toute la préparation, et le plus vite bouclé.
Et puis il y a ce qui se vend bien et ne sert à rien, que je préfère écrire ici plutôt que de le laisser deviner. La « pochette de survie » ou le « classeur d’urgence » vendus vides, avec des intercalaires imprimés, pour le prix de dix pochettes étanches : ce que vous payez, c’est une liste, et la liste est ci-dessus. Le coffre à la banque pour les copies : inaccessible le week-end, le soir, et pendant la crise qui a fermé l’agence. Les originaux plastifiés : une carte d’identité plastifiée est une carte invalide. La clé USB « sécurisée » par un simple logiciel, dont on a parlé. Et l’application qui « centralise tous vos documents » dans le téléphone — c’est le trou n°3, avec une jolie icône.
Un dernier mot sur le moment où tout ça sert. Pendant une inondation, la pochette part avec vous à l’étage ou hors de la maison, et c’est l’un des gestes du guide inondation : que faire dès la vigilance orange, pas quand l’eau est dans le salon. Pendant une crise plus longue — coupure, rupture d’approvisionnement, ce que le livret officiel prépare et que le guide pour se préparer à la guerre prend poste par poste —, elle sert moins à évacuer qu’à continuer : payer, prouver, se connecter, quand ce qui le permettait d’habitude ne fonctionne plus.
Pas de coffre-fort dans tout ça. Une pochette datée au marqueur, une clé à code chez un proche qu’on ne voit pas toutes les semaines, et une feuille de codes imprimés qu’on espère ne jamais sortir. C’est le poste de la préparation qui prend le moins de temps, et celui auquel on pense le moins ensuite. Ce n’est pas un hasard.
Questions fréquentes
- Quels documents importants en cas d'urgence faut-il préparer en priorité ?
- Trois familles, dans cet ordre. L'identité : une copie recto verso de la carte d'identité ou du passeport de chaque personne, parce que c'est la pièce qui permet de refaire toutes les autres. L'assurance et le logement : le nom de l'assureur, le numéro de contrat, le numéro à appeler, et des photos de chaque pièce et des objets de valeur, sans lesquelles l'indemnisation traîne. L'accès numérique : les codes de secours de la double authentification imprimés, et une sauvegarde chiffrée hors du logement. Le reste — santé, banque, enfants, animaux — vient ensuite, et l'inventaire de l'article le prend famille par famille. Une pochette complète se fait en un après-midi.
- Faut-il mettre les originaux ou des copies dans la pochette ?
- Des copies, et une feuille qui dit où sont les originaux. Une pochette d'originaux est un objet qu'on a peur de sortir de la maison et qu'on ne prend donc jamais ; une pochette de copies part dans le sac sans réflexion. Les copies suffisent à la plupart des démarches d'urgence et à prouver qui vous êtes à un guichet. Deux exceptions : le titre de séjour et le carnet de vaccination d'un enfant, irremplaçables ou très longs à refaire, dont on sait exactement où est l'original — et qu'on emporte s'il faut partir. Les originaux restent chez vous, à un endroit fixe, ensemble, et ce lieu est écrit sur la feuille.
- Comment sauvegarder ses documents importants de façon sûre ?
- Deux copies numériques, deux lieux, chiffrées. Une clé USB chiffrée par matériel — un clavier à code sur la clé, pas un logiciel — déposée chez le contact hors zone ; et une copie dans un cloud, protégée par un mot de passe fort et unique. La CNIL retient comme robuste un mot de passe de 12 caractères mêlant majuscules, minuscules, chiffres et caractères spéciaux, ou une phrase de passe d'au moins 7 mots, et recommande un gestionnaire de mots de passe pour ne retenir qu'un secret. Le téléphone n'est une sauvegarde de rien : c'est l'objet qui tombe dans l'eau. Le test de l'article mesure ce qui dépend de lui.
- Combien d'argent liquide garder à la maison en cas de crise ?
- De quoi couvrir deux ou trois jours de dépenses courantes du foyer — le plein, les courses, une nuit ailleurs — en petites coupures, billets de 10 et de 20 et quelques pièces. Le 28 avril 2025 à 12 h 33, l'Espagne et le Portugal ont perdu le courant d'un coup : un terminal de paiement sans électricité ni réseau ne rend rien, et les distributeurs non plus. Les billets de 50 se refusent dès que plus personne n'a de monnaie. Ce n'est pas un matelas, c'est une réserve de quelques jours, rangée avec la pochette et pas dans le portefeuille, et remplacée quand on y touche.
- Comment refaire ses papiers après un incendie ou une inondation ?
- Dans l'ordre que donne Service-public.fr : d'abord une nouvelle carte d'identité ou un nouveau passeport, parce que chaque autre document se refait sur présentation d'une pièce d'identité valide ; puis chaque titre fait l'objet d'une demande séparée — permis, carte grise, carte Vitale, livret de famille. En cas de vol, la déclaration au commissariat ou à la gendarmerie donne un récépissé qui sert de justificatif provisoire. C'est là que la copie de la pochette change tout : elle permet de remplir la première demande sans acte de naissance ni témoin, et de prouver l'adresse avec la facture d'énergie qu'on y a glissée.
- Que prévoir pour les enfants et les personnes dépendantes ?
- Pour un enfant : une photo récente datée, avec sa taille et ses signes particuliers, la liste des personnes autorisées à venir le chercher, les contacts de l'école, et une copie du carnet de vaccination. Pour une personne dépendante : la feuille qu'on donnerait à quelqu'un qui prend le relais une heure — traitements, aidants, structure de soins, ce qu'elle ne peut pas faire seule. Et pour tous, le contact hors zone : la personne loin de chez vous que chacun appelle si le foyer est séparé, et qui détient une copie de la pochette. Son numéro s'écrit à la main dans chaque sac, parce que personne ne le connaît par cœur.
Qui a écrit cet article
Baptiste S.
Fondateur et rédacteur · bs-media
Je ne suis ni militaire, ni secouriste, ni guide de montagne. Je suis quelqu'un qui a lu jusqu'au bout le livret « Tous responsables » envoyé aux foyers français, qui vit en Bretagne où les tempêtes coupent le courant chaque hiver, et qui a décidé de faire le travail sérieusement : lire les recommandations officielles, faire les calculs, comparer les fiches techniques, et écrire ce que j'aurais voulu trouver. Ce site ne vend ni la peur ni des bunkers. Il explique ce qu'un foyer ordinaire peut préparer en un week-end, et dans quel ordre.
- Je pars des recommandations officielles — Sécurité civile, Météo-France, Croix-Rouge, FEMA — et je les cite. Ce que je n'ai pas vérifié, je ne l'écris pas.
- Pas d'armes, pas de bunker, pas de fin du monde : ce site prépare un foyer ordinaire à trois jours, deux semaines, un mois.
- Je dis ce qui ne sert à rien, y compris ce qui se vend le mieux dans les boutiques de survie.
- Sur la santé, les médicaments et l'électricité, je renvoie au médecin, au pharmacien ou à l'électricien. Ce n'est pas mon métier.
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